Publié le 17 janvier 2013
Revue de presse - Ekinops : la start-up veut embaucher en R&D

Créée en 2003, à Lannion, par deux anciens d’Alcatel, Ekinops, start-up spécialisée dans letransport par fibre optique de données à très haut-débit, compte doper sa R&D etses forces devente pour développer son avènement sur le marché du 100 GO.

Ils ont Free (pour client), et ils ont (peut-être) tout compris. Eux, ce sont François-Xavier Ollivier et Jean-Luc Pamard, les fondateurs d’Ekinops (*). Une start-up lannionnaise fière de compter parmi ses grands comptes le turbulent fournisseur d’accès à internet, mais aussi d’autres pointures des télécoms, tels que Belgacom ou l’Israélien Bezeq.

Sur les chapeaux de roue

Cette réussite grandissante, peu y croyaient quand, il y a dix ans, en plein éclatement de la bulle internet, les deux anciens d’Alcatel lançaient sur le plateau industriel lannionnais leur entreprise spécialisée dans le transport de données à très haut-débit. Trois levées de fonds plus tard (30,5M€), et une participation à la dernière coupe d’Europe de football (Ekinops a équipé les stades polonais en technologie capable de retransmettre les matches en HD), la PME de 60 salariés pour 10M€ de chiffre d’affaires n’est certes pas à l’abri du besoin. Un trou d’air et «quelques frayeurs en milieu d’année dernière» le lui ont rappelé. Mais, depuis, la mécanique est bel et bien repartie. «Le dernier trimestre 2012 et le premier trimestre 2013 seront les meilleurs de l’histoire de la société», glissent François-Xavier Ollivier et Jean-Luc Pamard qui viennent de vendre «50 transpondeurs en Europe de l’Est».

Vers une 4e levée de fonds

Pour étayer leur soif de développement à l’international (90% des produits et solutions haut-débit d’Ekinops sont déjà vendues à l’export), les cadres historiques de la start-up qui, sur l’autoroute de l’information, se définissent un peu comme «les camions transportant sans cesse davantage de données», entendent mettre encore davantage le paquet demain sur leurs forces de vente et le marketing. Présents aux USA (37% de la clientèle), mais aussi en Russie, Pologne, Norvège ou Grande-Bretagne, l’entreprise qui compte des salariés de dix nationalités différentes, table sur une quatrième levée de fonds susceptibles de doper la mécanique commerciale, notamment du côté des pays émergents.

Prêt à recruter une dizaine d’ingénieurs

Mais là où Ekinops entend encore se démarquer, c’est sur le terrain de la R & D. «Dans le domaine du transport optique, on est compétitif par rapport à Huawei (le géant chinois, NDLR) ou Alcatel-Lucent», expliquent les deux hommes qui boxent dans la catégorie des «100 GO». Entendez 100 giga-octets. Soit le débit le plus performant du moment. Ironie de l’histoire, tandis que leur ancien employeur prévoit un plan de restructuration massif (1.430 emplois en moins en France dont 140 à Lannion), plan qui passe par des coupes claires en recherche et développement, Ekinops s’apprête à recruter… des ingénieurs de haut niveau. «On table sur une bonne dizaine d’embauches dans le courant de l’année», précise François-Xavier Ollivier. Un directeur opérationnel qui s’attend, de fait, à être prochainement associé au plan de revitalisation que va devoirétablir le voisin dans la tourmente.

* Nom inspiré de l’échinops, «plante qui pousse en terres hostiles».

Source : Le Télégramme, 16 janvier 2013

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