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Revue de presse - Le groupe Glémot, du Rafale aux sismographes

Revue de presse - Le groupe Glémot, du Rafale aux sismographes

Publié le 25 février 2011

Usinage de pièces à Prolann, des testeurs de cartes bancaires chez Mulann, une jeune entreprise de prothèses et bientôt une quatrième. Tout va bien pour Robert Glémot.

Des radars pour le Rafale
Loin de la zone high-tech de Pégase, Prolann fait son nid sur la route de Tréguier. Le grand bâtiment abrite une usine comme on n’en voit plus beaucoup. En 3/8, une trentaine d’ouvriers pilotent les machines de fabrication de pièces métalliques. Robert Glémot attrape un cylindre en métal fraîchement usiné. « Ça, c’est un élément de radar du Rafale », le célèbre hélicoptère de combat de Dassault. Après avoir beaucoup travaillé avec l’industrie des télécommunications, le groupe a connu les crises à répétition de ce secteur. Il a donc diversifié son activité. La Défense fait partie de ses marchés importants.

Bientôt une antennesur les cartes bancaires ?
Mulann est une autre entreprise du groupe Glémot. Si Prolann est l’usine de fabrication, Mulann en est son cerveau. Ce bureau d’études a notamment imaginé les testeurs de cartes bancaires. Produites en série, les cartes de paiement doivent répondre à des critères précis. Avant de finir dans nos poches, elles passent par les appareils de tests. Leader en Europe de l’ouest, le groupe Glémot s’est aussi positionné sur les marchés asiatiques. « Nous avons vendu trois machines, l’an dernier. »

Détection des séismeset essais nucléaires
Autre corde à l’arc Glémot : les sismographes. Le groupe en élabore et en fabrique depuis longtemps. Leurs appareils servent déjà à détecter les secousses, partout en France. De trois, l’entreprise devrait passer à cinq modèles. Les deux nouveaux seront plus petits et moins lourds, seulement quelques kilos contre les 15 kg des modèles actuels.

« C’est un marché de niche et nous avons quelques concurrents, notamment américains. Mais nos appareils sont les plus précis. » Glémot en vend au commissariat à l’énergie atomique. « En détectant les secousses et les variations de la pression atmosphérique, on peut repérer des essais nucléaires. » On n’en saura pas plus : secret défense.

L’été prochain, le patron devrait créer une PME spécialement dédiée aux sismographes qu’elle vendrait sous sa marque.

Mais aussi des prothèsesde genoux
Depuis 2003, Glémot usine et assemble des capteurs de pressions ligamentaires. Il y a quelques mois, Glémot Ortho est née. La PME produit des capteurs électroniques, qui seront commercialisés en 2012. En parallèle, cette nouvelle entreprise conçoit des prothèses tumorales (posées en cas de cancer du genou). « Une cinquantaine a été posée en 2010. »

Le groupe en chiffres
Le groupe, repris par Robert Glémot en 2003, compte trente-quatre salariés chez Prolann et quatre au bureau d’études Mulann. L’usine génère un chiffre d’affaires de 2,7 millions d’euros, et le bureau d’études, 400 000 €. Après une année 2009 difficile, le groupe a enregistré une croissance de 10 %, en 2010, et prévoit 15 %, en 2011.

Source : Ouest-France, 25 février 2011

 
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