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Revue de presse - Enssat : il faut oser entreprendre !

Revue de presse - Enssat : il faut oser entreprendre !

Publié le 25 novembre 2011

Le nombre decréations d’entreprises baisse en France et peu d’élèves ingénieurs franchissent le pas. David Mériau, responsable del’incubateur Produit en Bretagne, est venu les inciter à se lancer en leur donnant les clés.

« Entreprenez et sachez être bien accompagnés », a martelé, mercredi, David Mériau, aux élèves de dernière année de l’Enssat. Enseignant-chercheur en stratégie, à l’ESC Bretagne Brest, responsable de l’incubateur Produit en Bretagne, il intervenait lors de la journée de sensibilisation à l’entrepreunariat, organisé en association avec l’Agence de développement industriel du Trégor (Adit). « Il faut être réaliste et ambitieux mais, rappelez-vous : un roi seul est un roi nu ! » L’intérêt des incubateurs d’entreprises. Les incubateurs d’entreprises sont des structures d’accompagnement de projet de création d’entreprises, souvent jeunes. Selon David Mériau, c’est le recours le plus sûr pour les jeunes chefs d’entreprises. Il donne en exemple l’incubateur Produit en Bretagne dont il est le responsable. « Avec ses 270 entreprises membres (300 l’année prochaine ; en tout le célèbre logo est apposé sur 3.000 produits). Vous obtiendrez des conseils, un suivi, les innovations peuvent être mutualisées », explique l’enseignant aux élèves. Se lancer dès que possible. Si l’enseignant prêche à la source pour sa paroisse, c’est qu’il sait que la majorité des élèves sortira de l’école pour devenir salarié. Pour lui, le risque est que les jeunes, justement, n’en prennent pas. « Plus on vieillit, plus il y a une aversion aux risques ! Pourtant, il suffit de savoir combien vous êtes prêts à perdre, maîtriser les risques en étant accompagné pour que votre projet fonctionne ». L’enseignant-chercheur fait référence avec humour à la carte de voeux d’EADS, l’année dernière : « "Celui qui ne prend pas de risque est celui qui en prend le plus", là je pense à votre future retraite », plaisante l’expert. Le paradoxe français. L’hésitation des jeunes élèves est symptomatique d’un problème national. D’après le journal La Tribune du 16 novembre, 11,16% des entreprises les plus innovantes au monde sont françaises (dans le palmarès : Airbus, Aréva et Alcatel Lucent). La France est en troisième position derrière les États-Unis et le Japon. Pourtant, elle enregistre, entre janvier et juillet2010, une baisse de 14% du nombre de créations d’entreprises. En 2008, seuls 8,2% des Français âgés de 18 à 64 ans étaient concernés par la création d’entreprise, contre 18,7% aux États-Unis. « Beaucoup de Français disent vouloir entreprendre mais peu passent à l’acte ». Pourtant, les opportunités ne manquent pas. « Il y a actuellement 4.500 brevets CNRS à la recherche d’exploitation industrielle », tente d’allécher le professeur.

Trop d’idées reçues.
« On entend souvent dire que c’est un parcours du combattant alors que des processus de simplification sont en cours. Il y a aussi une vision négative de la polyvalence en France alors qu’un domaine d’expertise associé à une vision généraliste est très profitable. Il y a aussi la méritocratie scolaire, la notion de l’État providence et surtout la peur de l’échec alors qu’un petit échec peut donner de grands succès plus tard ». La majorité des entrepreneurs ne sont pas diplômés d’écoles d’ingénieurs. Seulement 8% des chefs d’entreprise français sont diplômés d’école d’ingénieur marketing. « La passion avant le pactole ! ». Entreprendre, oui, apprendre à entreprendre surtout. Mais le professeur défend avant tout la passion. « Pour qu’une entreprise fonctionne, il faut avoir envie de se faire plaisir en mettant en oeuvre une idée qui vous tient à coeur. Si vous êtes bon, c’est le pactole. Mais on ne peut pas créer une entreprise juste pour l’argent, ça ne marche jamais ». Bref, entreprendre ça s’apprendre. Encore faut-il le faire pour de bonnes raisons.

Source : Le Télégramme, 25 novembre 2011

 
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