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Revue de presse - Avec Crustarmor, la mer livre ses secrets

Revue de presse - Avec Crustarmor, la mer livre ses secrets

Publié le 13 mai 2011

C’est fabriqué ici. Rillettes de maquereau, soufflés au crabe, soupes de poissons... À Saint-Agathon, elle sort 330 tonnes par an de produits de la mer pour le marché français et l’export.

Une saga familiale

L’histoire de Crustarmor a démarré dans les années 50 avec l’arrière-grand-père de Jérémy Zariffa, aujourd’hui aux commandes de l’entreprise. Georges Couhadoux a alors dans le centre de Guingamp une entreprise où l’on abat et commercialise de la volaille, des oeufs et du beurre. Dès 1960, il propose des plats cuisinés à base de poulet, de canard... Avant de prendre un nouveau virage et de mettre le cap sur la mer avec la fabrication de beurres de crustacés, de poissons et de bisques de homard principalement. Crustarmor est née. En 1977, les parents de Jérémy Zariffa reprennent la société avant de lui passer le relais, voilà bientôt trois ans. L’actuel dirigeant travaillait depuis 2001 dans la société lorsqu’il en a pris les rennes en 2006. Sa mère et sa tante y sont toujours présentes.

Sa propre marque
Si Crustarmor travaille pour partie à façon pour ses clients, auprès desquels elle peut aussi fournir des recettes spécifiques ou exclusives, elle commercialise également divers produits sous sa propre marque. Tels que des rillettes, sauces, soufflés, potages, terrines, légumes, oeufs de poissons... Étant un petit « faiseur », pour exister face aux poids lourds, la société est obligée d’innover et de sortir de nouveaux produits chaque année.

Crustarmor en chiffres
La société compte moins de dix salariés équivalent temps plein. Ils sont quatre à la fabrication, trois en magasin, le reste de l’effectif étant dans les services administratifs. Ce sont environ 330 tonnes de produits qui sortent chaque année des chaînes de l’usine de 600 m2 basée dans la zone de Saint-Agathon. L’an dernier, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 1,7 million d’€. La France représente 85 % du marché, les 15 % restants se faisant à l’export (Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Italie, Nouméa et Japon). Ses clients ? Des épiceries fines à Paris, les grandes et moyennes surfaces (GMS) et surtout les grossistes et industriels.

Positionnée sur des niches
La société s’est positionnée sur des niches que sont le biologique ou le casher. Et depuis quelque temps, les produits aux algues (tartares, court-bouillon, moutarde, confiture...) complètent ces marchés restreints mais qui se développent sûrement.

Il faut s’adapter
Suivant les marchés, il est nécessaire de s’adapter aux goûts des clients. Ainsi, à l’export, les rillettes ne rencontrent pas le succès contrairement aux beurres (homard, langoustines, crevettes) en tartinable. « Il est vrai aussi qu’il est difficile de traduire le mot « rillette » en allemand ou anglais. Du coup, ces consommateurs ne savent pas trop comment s’y prendre pour les manger », analyse Jérémy Zariffa.

La bonne recette
« De vieilles entreprises familiales comme la nôtre privilégie les bons produits avec des matières premières de qualité. C’est vraiment le plus important » justifie Jérémy Zariffa. « On fait la recette et après on regarde ce que cela donne en prix de revient. » Pas question donc de faire n’importe quoi juste pour arriver à un prix qui serait seulement le plus bas possible.

Source : Ouest-France, 12 mai 2011

 
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